Lundi 27 août 2007


Présentation d'Horizons Ecologie

en quelques mots... 

Quel est l'objectif d'Horizons écologie ?

  • Horizons écologie veut contribuer à la refondation de l'écologie politique, avec deux objectifs liés :
  • rassembler tous les écologistes dans une seule formation pour remédier à leur dispersion, avec une structure démocratique et efficace
  • Développer un projet écologiste adapé aux enjeux de la période politique actuelle


Le projet politique d'Horizons Ecologie est donc en 2 temps :

1 - Rassembler tous les écologistes qui se reconnaissent dans ce projet au travers des comités

2 - Créer une nouvelle structure politique qui se substitue aux anciennes


Quel est le statut d'Horizons écologie ?

  • C'est une association nationale, qui propose un cadre de débat et d'action
  • Horizons écologie n'est pas une tendance interne à un parti - Les Verts notamment -  car l'objectif est de s'adresser à tous les écologistes, et notamment à ceux qui ne se retrouvent pas ou mal dans l'offre partidaire actuelle.
  • Horizons écologie n'est pas un nouveau parti politique, car l'objectif est de remédier à la dispersion actuelle en proposant à terme une structure unique pour tous les écologistes qui remplace et prolonge l'action politique des Verts et des autres écologistes.
  • Horizons écologie n'a donc pas vocation à présenter des candidats aux élections, ou à présenter une motion d'AG dans une autre organisation, mais ses membres sont libres individiduellement de s'inscrire dans l'action politique de leur formation.
     

Qui peut être membre d'Horizons Ecologie ?

Tous les écologistes sont invités à se retrouver dans cette initiative, qui s'adresse :

  • aux Verts, principale formation d'écologie politique
  • à tous les écologistes qui ne se sont pas reconnus jusqu'alors dans un parti, mais qui considèrent qu'un parti autonome est indispensable pour répondre aux enjeux écologiques, notamment les signataires du Pacte écologique.
  • à tous les écologistes qui ont fait le choix d'adhérer à un autre parti que Les Verts,


Qui sont les animateurs d'Horizons Ecologie ?

Provisoirement, les initiateurs de la réunion de Tours et du manifeste pour la refondation de l'écologie politique impulsent l'association sur les bases définies à Tours.  

Lorsque les comités se seront créés, à l'automne, plusieurs instances seront mises en place de façon ouverte : conseil d'administration, conseil éditorial du site web, commissions sur le projet et les statuts en vue des Etats généraux des écologistes de décembre.  


Quel est le calendrier ?  

Une réunion nationale, à Paris, les 15 et 16 décembre 2007 : les États Généraux des Écologistes, qui proposera une charte de transformation du mouvement écologiste.

D'ici là, plusieurs réunions d'Horizons écologie seront proposées dans des grandes villes entre septembre et novembre avec la participation de Daniel Cohn-Bendit.  

D'autres temps de débat auront lieu. DCB interviendra aux journées d'été dans le cadre des débats sur la refondation de l'écologie politique. Une réunion nationale intermédiaire pourrait avoir lieu à l'automne pour réunir tous les responsables de comités.

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Les comités locaux

 Qui peut lancer un comité ?

  • Des personnes qui ont adhéré à l'association (adhésion en ligne ou bulletin national d'adhésion) parce qu'elles sont en accord avec le Manifeste pour la refondation de l'écologie politique.


  Faut-il déposer des statuts localement en préfecture ?

  • Non. L'association est nationale.

 
  Quel est le territoire requis ?

  • Il n'y en a pas vraiment. Le format recommandé est la ville (même petite) ou commune, mais on peut concevoir un comité sur une agglo, un quartier, un canton, un bassin de vie, une circonscription législative, un département… à chacun de voir quel est le meilleur format, mais « small is beautiful ».
       
  • * On peut également imaginer des comités non territoriaux : entreprise, secteurs d'activités, lycée, université, …

 
  A partir de quand un groupe est-il effectif ?

  • Une demande doit être effectuée au Bureau. Ecrire à l'adresse comites@horizonsecologie.net
  • Le bureau national de l'association valide chaque comité et son responsable.

  Que doit faire le comité ?

  • Organiser des débats ouverts, sans exclusive, dont les thèmes, lieux et animation sont laissés à l'initiative des comités,
  • Respecter en encourager la prise de parole de tous les participants. Chaque comité doit être un lieu vivant de débat et de proposition.
  • Rendre compte de son activité avec des compte-rendu synthétiques et les contributions des membres (notamment via internet, en créant un blog pour chaque comité)
  • Participer aux temps forts nationaux de l'association.
  • Respecter la charte de communication de l'association (sites web, logo, etc.)
  • Entretenir des relations constructives avec tous les écologistes, et notamment avec les Verts, mais également avec toutes les organisations démocratiques (partis, syndicats, associations…) et personnalités pouvant s'inscrire ponctuellement dans les débats.
Par jmben62
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Jeudi 19 juillet 2007
Par P.V.
LIBERATION : jeudi 19 juillet 2007


Les Verts bougent encore. C’est ce que veut croire le nouveau député écologiste de Loire-Atlantique, François de Rugy, qui appelle ses camarades au sursaut. Les Verts sont «au bord de la tombe» et doivent «rebondir» avant la fin de l’année ou risquer des «fuites» en direction du PS, explique François de Rugy, adjoint au maire (PS) de Nantes, Jean-Marc Ayrault.
Dans un entretien à l’AFP, il récuse l’idée de «vivoter pendant 100 ans comme le PRG» ou de « se battre pour 1,5 ou 3 %» (scores des Verts au premier tour de la présidentielle et des législatives). Il souhaite la «rénovation» du parti, qui doit être achevée «d’ici la fin de l’année». Il préconise «quelques réformes simples et sans tabou», dont la fin de la proportionnelle à l’intérieur du parti au profit d’une régulation majoritaire. Si cette rénovation n’est pas faite, il dit craindre «un crash» des Verts aux municipales de 2008. 

 

Par jmben62
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Mardi 10 juillet 2007



mardi 10 juillet 2007

nordlittoral.jpg


Création d'un nouveau groupe politique dans le Calaisis

Les écologistes se regroupent

 
     II y a trois élus écologistes au conseil municipal de Calais : Jean-Marc Ben, adjoint, Christian Louchez et Catherine Pelabon, conseillers. Ils étaient Verts, puis Alternatifs mais sont sans étiquette depuis de nombreux mois. Il y a bien eu une tentative de rapprochement avec les Verts mais elle n'a pas eu de suite. Désormais, ces trois politiciens s'unissent sous une même bannière, celle d'un nouveau groupe politique baptisé Les écologistes du Calaisis. Un groupe qui vient tout juste d'être créé et qui possède une vingtaine d'adhérents.
   
« Pas de cohérence générale à Calais»

     C'est Jean-Marc Ben qui préside ce groupe avec le but « de relancer l'écologie au point de vue local ». Il estime que ce courant a perdu la place qu'il occupait au début des années 90, et notamment lors de son entrée au conseil municipal de Calais, en 1995. L'idée de créer un groupe a donc germé lentement dans les esprits des uns et des autres. Depuis deux ans en fait. « A-t-on besoin de s'affilier à un parti national ? Qu'est-ce que ça nous a ramenés ? » s'interroge-t-il.
     Les écologistes du Calaisis ont donc pris leur indépendance. Avec un travail en ligne de mire : l'élaboration d'un pacte écologique local. « Déjà, nous nous appuierons sur notre bilan, comme le tri sélectif, l'usine de biométhanisation, la zone du Colombier, les Terres Saint-Roch,... On souhaite prolonger tout ça et amorcer une réflexion sur différents sujets comme la relance d'une problématique de déplacements en ville, l'idée d'un tramway intercommunal, favoriser les déplacements doux comme le vélo, préserver les espaces verts etc. Et surtout, être plus présent sur toutes les questions urba-nistiques » appuie Jean-Marc Ben. Par exemple, sur les études urbaines dévoilées par la majorité municipale (voir page 8), les écologistes élus estiment « ne pas avoir été consultés. On retrouve de petites choses qu'on a évoquées mais il n'y pas de trans-versalité, de cohérence générale » note Christian Louchez.
     A huit mois des élections municipales, les écologistes du Calaisis se positionnent. Ils pourraient s'allier avec d'autres partis politiques à la condition « que notre projet soit accepté ».
     Ainsi, ils discuteront d'abord avec les membres de la majorité sortante (PC-PS) dont ils sont issus. Sinon, ils n'excluent pas d'apporter leur soutien au centre voire même à droite. Ils réclament également une plus forte présence au conseil municipal (de 6 à 7 élus contre 3 actuellement et trois adjoints contre un seul). Sinon, ils partiront seuls au premier tour.
 
« Pas un effet d'annonce »
 
    « Nous souhaitons que la prochaine mandature soit celle du vrai développement durable, où l'écologie devienne une démarche naturelle et applicable transversalement dans tous les services. Souvent les décisions de certains services viennent nous contredire. Nous voulons insuffler une démarche nouvelle. Il ne s'agit pas d'un coup de bluff. L'enjeu n'est pas d'assurer nos places mais de faire plus d'écologie » commente Jean-Marc Ben qui ajoute que les écologistes ont failli démissionner à « deux reprises du conseil, par manque d'écoute ».
     L'autre idée est de prolonger l'élan du pacte de Nicolas Hulot et d'observer ce qui se passe ailleurs, notamment en Allemagne et en Belgique où « l'écologie avance avec succès et pragmatisme ». Enfin, les écologistes du Calaisis se disent à l'écoute des discussions nationales où « l'envie est forte de lancer une nouvelle organisation qui dépassera tous les mouvements écologistes nationaux ».
   
E.D

Légende de la photo:    Le groupe des Ecologistes du Calaisis veut rayonner sur le Pays de Calais. Il est présidé par Jean-Marc Ben et vice-présidé par Christian Louchez, élus calaisiens.

Par jmben62
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Dimanche 8 juillet 2007
Edition du dimanche 8 juillet 2007
 

POLITIQUE
Un nouveau « parti » écologiste dans le Calaisis

groupe.jpg « Les Écologistes du Calaisis » viennent de voir le jour dans le Calaisis. Autour des élus écolos du conseil municipal de Calais, une vingtaine de personnes veut proposer une « écologie ouverte et populaire » qui aurait sa place dans tous les domaines de la vie de la ville. 


Plus Alternatif ni Vert, Jean-Marc Ben, adjoint au maire de Calais, relance avec une vingtaine de personnes un groupe écologiste. L’idée : offrir un groupe ouvert à tous ceux qui veulent défendre une vraie écologie politique, quelle que soit leur sensibilité politique et proposer un «  pacte écologique » à adopter par les candidats aux municipales. 

 

Avec déjà trois élus au sein de la municipalité calaisienne (Jean-Marc Ben, Christian Louchez et Catherine Pélabon), « Les Écologistes du Calaisis » veulent que la préoccupation environnementale soit intégrée à toutes les facettes de la vie de la ville, qui doit à leurs yeux renforcer le service qui en est chargé. Ils revendiquent une « écologie pragmatique », comme elle se pratique en Allemagne ou en Belgique, «  populaire, réaliste et modérée, accessible à tous », ouverte « à tous ceux qui sont sincères dans leur démarche »

 

Concrètement, pour les prochaines municipales à Calais, « Les Écologistes du Calaisis » vont élaborer leur propre projet : s’il est accepté par d’autres (en priorité la majorité sortante), il y aura alliance, sinon « nous ferons une liste autonome autour des élus sortants  », indique Jean-Marc Ben. En cas d’alliance, le groupe « revendique six ou sept élus dont trois dans l’exécutif »

 

Au-delà du Calaisis, le groupe se veut être « le référent local de la refondation écologiste ». Il sera représenté dans l’association Horizons Écologie qui entend « réunir tous les écologistes en une seule formation » 

 

Annick Michaud





Par jmben62
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Samedi 7 juillet 2007


Réponse de France Gamerre Présidente de Génération Ecologie à l’appel de Daniel Cohn-Bendit.

gamerre.jpg Génération Ecologie a bien enregistré l’appel lancé, à Tours, par le député européen vert Daniel Cohn-Bendit pour une refondation de l‘écologie politique. 
Cet appel qui intervient après celui du député Vert Yves Cochet va dans le sens de celui lancé en octobre dernier par France Gamerre, Présidente de Génération Ecologie, qui invitait à un Epinay de l’Ecologie. Il est en effet temps que les écologistes en finissent avec les divisions qui n’intéressent qu’eux-mêmes et que les citoyens et les électeurs ne comprennent visiblement pas.
L’Ecologie qui est un courant important de notre démocratie devrait avoir, comme d’ailleurs tous les autres courants politiques, un seul parti et une seule couleur. Génération Ecologie est donc tout à fait favorable à une discussion largement ouverte et sans à-priori idéologique sur la refondation de l’écologie politique dans notre pays.



Par jmben62
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Dimanche 1 juillet 2007
Le Journal Du Dimanche

cohnbendit.jpg  Samedi 30 juin 2007

Refondation écolo en douce

Par Ivan PORSPODER

Enfin une issue aux sempiternelles querelles intestines des Verts ? Réunis à Tours à l'appel de Daniel Cohn-Bendit, quelque 200 écologistes, pour la plupart issus des Verts, ont créé une association, "Horizons écologie", qui doit constituer une base pour la refondation de l'écologie politique. Une initiative prise avec la bénédiction de Dominique Voynet ou Yves Cochet.


Les Verts sont décidément un parti à nul autre pareil. Après un sérieux revers à l'élection présidentielle (1,57% des suffrages recueillis par Dominique Voynet) et des législatives qui se sont soldées par quatre élus, le parti à la fleur de tournesol, cette fois, était bien décidé à se poser les bonnes questions. Las, le Conseil national inter-régional du week-end dernier avait été une telle parodie des pratiques habituelles d'un parti incapable, depuis des années, de s'entendre sur une ligne politique qu'Yves Cochet, écoeuré, avait réclamé sa dissolution. Le député de Paris qui en appelait "au sens du sacrifice" prêchait apparemment dans le désert. Apparemment seulement car il a peut-être été entendu.

Une semaine plus tard, à Tours, 200 écolos étaient en effet réunis, à l'invitation de Dany Cohn-Bendit et de l'adjoint au maire, David Martin, à un Congrès où le mot d'ordre consistait à "redonner de l'oxygène à l'écologie politique", selon les propos de la députée européenne Marie-Hélène Aubert. Et il faut croire que l'idée, malgré toutes les résistances, fait son chemin.

Révolution tranquillle

Car si les rangs étaient essentiellement constitués d'écolos modérés ou environnementalistes, étaient également présents des leaders comme Dominique Voynet ou Yann Wehrling, le porte-parole du parti. On notait également la présence de Bruno Rebelle, ex-président de Greenpeace France et membre du staff de campagne de Ségolène Royal, ou de Gaby Cohn-Bendit, le grand frère de l'autre...

Alors quoi ? S'agit-il d'une scission des Verts ? Pas du tout. L'association "Horizons écologie" n'est pas conçue "contre" les Verts mais au sein même du parti pour l'aider à s'ouvrir vers l'extérieur, tente d'expliquer Dany Cohn-Bendit. Adepte de la révolution tranquille, le député européen a déjà un nom pour la future organisation qu'il rêve de voir naître de ce week-end tourangeau : "Les écologistes".

Pas question toutefois de heurter qui que ce soit, sauf Yves Cochet qui espérait quelque chose de plus radical. L'association "Horizons écologie" sera en effet présente, sans la moindre idée de rivalité, aux Journées d'été des Verts à Quimper en août prochain et des Etats Généraux sont prévus en décembre avec à la clé un texte fondateur pour "transformer l'écologie politique" qui sera soumis aux militants. En somme une refondation en douce, mais surtout en douceur...


Par jmben62
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Dimanche 1 juillet 2007
manifeste-refondation.jpg AFP / 30 Juin 2007

Des Verts, réunis samedi à Tours, ont engagé en autonomes un processus de refondation en créant sous l'égide du député européen Daniel Cohn-Bendit une association visant à ouvrir le parti qui pourrait à plus long terme changer de nom et s'appeler "Les écologistes".

L'initiative a été surnommée par David Martin, adjoint Verts au maire de Tours, "le congrès de Tours des écologistes", en référence au congrès de clarification de 1920, qui a donné naissance au PCF. Elle a attiré quelque 200 personnes, pour la très grande majorité des Verts militants de courants modérés ou environnementalistes.

"C'est une refondation, pas une rénovation", a dit David Martin, qui a prôné une écologie "de la réalité, pas de la pureté", tandis que la députée européenne Marie-Hélène Aubert insistait sur la nécessité de "redonner de l'oxygène à l'écologie politique".

Trois des quinze membres du collège exécutif, dont le porte-parole Yann Wehrling -qui s'est présenté comme "un adhérent de base qui se pose des questions"- ont assisté à la réunion, ainsi que l'ex-candidate à la présidentielle Dominique Voynet.

Il y avait aussi quelques socialistes dans l'assistance, dont Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace-France et ex-conseiller de Ségolène Royal, et le frère de Daniel Cohn-Bendit, Gaby.

Les participants ont créé une association, "Horizons écologie", visant à refonder l'écologie politique en s'appuyant sur les militants Verts et leur parti, tout en élargissant leur audience pour "sortir du groupuscule", comme l'a dit une participante.

"Notre initiative rêve d'aboutir à une transformation de l'écologie en passant par les Verts dans leur entier", mais aussi en faisant venir "des gens qui ne sont pas dans les Verts", pour déboucher sur une organisation qui aurait un autre nom, "Les Ecologistes", a dit Daniel Cohn-Bendit, notant que cela ne peut se faire "que si le mouvement que nous impulsons se fait à l'identique chez les Verts".

Il a souhaité aussi la tenue de débats avec d'autres formations écologistes.

Les organisateurs de la réunion ont martelé que la création de cette association, en marge du parti, n'intervenait pas "contre les Verts".

"Il n'y aura pas de rénovation possible avec les Verts tels qu'ils sont" mais pas non plus "sans les Verts", a affirmé Cohn-Bendit.

Dominique Voynet -dont M. Cohn-Bendit a salué la présence- s'est réjouie à tout le moins que les débats "sortent des caves" et aient trouvé un lieu pour se tenir, souhaitant aussi que l'on ne "jette pas le bébé", c'est-à -dire les Verts, "avec l'eau du bain".

L'association va ouvrir un site internet pour faire vivre la discussion. Elle organisera -en présence de M. Cohn-Bendit- un débat aux Journées d'été des Verts à Quimper (23-26 août), avant des Etats généraux, en décembre, pour proposer une "charte de la transformation de l'écologie politique", fondatrice, à plus long terme, d'une nouvelle structure pour le parti écologiste.

A Yves Cochet qui regrettait un rythme trop lent et aurait voulu que les Etats généraux soient fondateurs du nouveau parti, Daniel Cohn-Bendit a rétorqué qu'il fallait "laisser le temps que l'espace de rénovation s'impose".

"Ce qui risque de marcher à partir de cette réunion, c'est un véritable débat", a-t-il noté, affirmant: "je ne veux pas prendre le pouvoir".

"Si c'est pour partir comme en 14 dans une bataille de tranchées, il ne faut pas compter sur moi", a-t-il ajouté.


Par jmben62
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Dimanche 24 juin 2007
                                                                               
yves-cochet--le-23-juin-2007.jpg MONTREUIL (AFP) - Le conseil national interrégional (CNIR) des Verts a refusé à une forte majorité, dimanche à Montreuil, la proposition du député de Paris Yves Cochet, avancée la veille, de dissoudre les Verts afin "de refonder l'écologie politique".

Estimant que les Verts devaient "disparaître pour hâter la renais-sance de l'écologie politique" et refusant une "énième rénovation introuvable", Yves Cochet proposait une "dissolution-refondation sous forme cathartique" afin de rassembler des écologistes "plus nombreux et plus influents" autour d'un "projet refondateur". 

Son texte a été repoussé, dimanche, par 50 voix contre, 8 pour, et 14 abstentions.

 
"Si nous voulons plus d'écologistes, plus influents en France et qu'on dit « on garde les Verts et on ouvre la porte » personne ne viendra", a affirmé M. Cochet à la tribune avant le vote. "Il faut venir nus, sans la structure derrière", a-t-il ajouté. 

Maryse Arditi, élue régionale du Languedoc-Roussillon, ancienne porte-parole des Verts, est allée dans le même sens en estimant qu'il fallait envoyer "un signal très fort". 

En revanche, la secrétaire nationale Cécile Dufflot a été très applaudie quand elle a critiqué "un message extrêmement négatif".


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Par jmben62
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Samedi 23 juin 2007
mercredi 20 juin 2007 à 10:29 :: General
Contribution au débat pour une écorefondation

Les militant-es et sympathisant-es de l’écologie politique s’inquiètent de l’issue de la séquence électorale que nous venons de vivre : mauvais score de la candidate des Verts à l’élection présidentielle, « disparition » des candidats Verts après le premier tour des législatives et plafonnement des résultats, dispersion des forces écologistes dans plusieurs partis et regroupements, confusion politique sur les contours de l’écologie et la stratégie à mener. Ailleurs, dans d’autres pays européens, les Verts gravitent autour de scores à deux chiffres…

Ces échecs ne sont pas simplement le fait d’une conjoncture défavorable et ils ne sont pas « la faute des autres » - ce serait une sorte de négation de la politique et une forme de déresponsabilisation dans laquelle nous ne souhaitons pas verser. Ils ont des causes profondes qu’il faut rechercher dans les choix politiques, collectifs, qui ont été faits ces dernières années par notre organisation et ses responsables.

Il est nécessaire d’en faire un bilan serein et lucide si nous voulons proposer des réponses qui nous permettront, dans une autre logique, la reconquête politique, culturelle et la réussite électorale.

Les Verts ont incarné de façon quasi exclusive l’écologie entre 1997 et 2002 car ils avaient adopté notamment une stratégie claire de participation et d’apport Vert au sein du gouvernement de la gauche plurielle. C’est à cette période que l’écologie a pu se traduire en actes et gagner en audience auprès de nos concitoyens. Cependant, le déficit de prise de recul vis-à-vis de cette expérience ainsi qu’une gestion du parti « trop collée » à cette participation ont été les ferments des divisions internes qui ont suivi.

C’est un fait sur la période récente, la confusion du positionnement politique des Verts et de leur stratégie leur a fait perdre cette position exclusive. Avec l’éparpillement au profit d’une écologie de lobbying associatif (Nicolas Hulot, Alliance pour la planète), mais aussi vers la gauche critique (José Bové), le PS et le MoDem, l’écologie s’est une nouvelle fois dispersée.

Pour que l’écologie politique soit en mesure de peser de façon significative dans la société et dans les politiques publiques, elle doit disposer d’élus qui eux-mêmes doivent s’appuyer sur un réseau dynamique et représentatif de militant-e-s. Les conditions pour y parvenir sont une clarification et une refondation de « l’outil Vert », sur les bases :
· D’un corpus programmatique en phase avec les défis de notre temps, avec un parti au cœur de l’écologie politique, sachant produire collectivement des propositions concrètes et audibles, un parti qui ne confond pas transversalité des thématiques et empilement de généralités issu de compromis internes
· D’une stratégie gagnante, avec un projet de coalition démocratique pour gouverner, au lieu des errances entre exigences intempestives et mal maîtrisées, concessions et replis non assumés
· D’une organisation démocratique ET efficace, donc simple d’accès et accessible dans ses fonctionnements, riche d’une base sociale élargie pour qui le parti est un outil et non une finalité de vie

Briser ce plafond de verre qui pénalise l’écologie, bâtir le cadre pour le mandat législatif à venir, cela implique d’arbitrer, de faire des choix. C’est l’essence même de la politique, et c’est ce sur quoi nous voulons nous engager pour engager un nouveau cycle.

L’écologie politique a besoin de retrouver un espace autonome et efficace. Sa refondation, sur le fond, la stratégie et l’organisation, est devenue vitale. Pour l’écologie politique elle-même comme pour toute la gauche.

Ce projet a vocation à proposer un cadre aux débats qui fleurissent sur la refondation de l’écologie politique dans lesquels nous prenons part.

Un parti écolo dans ses objectifs et ses moyens
1. Le parti de l’écologie
2. Un parti de gauche, qui veut réguler l’économie réelle
3. Un parti démocratique, tourné vers les réalités d’une société complexe
4. Un parti de gouvernement : pour transformer la société à partir des politiques publiques
5. Un parti métissé et mixte

Une organisation et une stratégie au service de nos objectifs
6. Une organisation démocratique et donc efficace
7. Une communication populaire, pour que l’écologie soit partagée par le plus grand nombre
8. Une stratégie d’implantation et une sociologie interne diversifiée
9. Des débats féconds et refondateurs
10. Une stratégie pour faire gagner l’écologie dans des majorités

Les échecs successifs des Verts à l’élection présidentielle et ce « plafond de verre » atteint lors des élections législatives sont doublés d’une confusion politique et stratégique pour l’écologie.

Il s’agit à présent de reconstituer un parti politique écologiste autonome, en phase avec la société, et de refonder un parti qui soit clair dans son discours, son fonctionnement, sa communication et sa stratégie.

Aujourd’hui, les structures des Verts ne sont pas en mesure de relever ce défi. L’écologie de la rupture nous conduit surtout à nous couper de la société. Il faut refonder le parti d’une écologie positive et efficace, qui aspire à transformer la société ici et maintenant à partir des réalités, avec les politiques publiques.

Si nous voulons que l’écologie politique retrouve sa place dans un nouvel espace politique, il faut convoquer des Assises de l’écologie politique auxquelles les Verts doivent participer avec d’autres écologistes pour constituer un NOUVEAU PARTI VERT.

Béatrice Chasle (Pays de la Loire)
Pascale Debord (Pays de la Loire)
Romain Langlet (Conseiller régional des Pays de la Loire)
David Martin (Adjoint au Maire de Tours – Centre)
Jean-Marc Pasquet (Paris)
Barbara Pompili (Paris)
Christophe Porquier (Conseiller municipal d’Amiens – Picardie)
Christophe Rieuze (Paris)
 
 
 
1. Le parti de l’écologie
mercredi 20 juin 2007 à 10:12 :: Axes de refondation :: #12 :: rss
Axe N°1
A force de parler de tout (et de rien pour nombre de citoyen-nes) sans avoir de priorité, la spécificité des écologistes politiques s’est diluée dans une communication au contenu politique faible et pseudo-généraliste.

La question de la survie de l’espèce humaine dans les conditions actuelles est posée à moyen terme. Rien de moins. Les enjeux climatiques et énergétiques, la chute de la biodiversité, l’inflation démographique, le productivisme, la diffusion de matières toxiques sont au premier plan d’une crise écologique globale et massive.

L’engagement d’écologistes en politique doit avoir pour objectif premier d’apporter des réponses à la hauteur de ces enjeux majeurs qui risquent de bouleverser notre contrat social, et plus largement la planète.

Il faut se féliciter que Nicolas Hulot ait pu donner une plus grande visibilité à ces thèmes centraux de l’écologie. Il en fait bénéficier les associations de protection de l’environnement qui peinaient à être entendues. Leur rôle est bien de chercher à faire avancer les dossiers quel que soit le gouvernement en place. Le rôle d'un parti de l'écologie politique est bien, à partir d'analyses solides, de proposer des perspectives chiffrées en termes de politiques publiques, qui doivent désormais changer d'échelle, pour ensuite les mettre en oeuvre.

C'est ainsi que les Verts peuvent sortir de l’amalgame politique qui s’en est suivi.
2. Un parti de gauche, qui veut réguler l’économie réelle
mercredi 20 juin 2007 à 10:11 :: Axes de refondation :: #11 :: rss
Axe N°2
Même s’il est parfois fondé dans la critique globale, le discours de dénonciation de la mondialisation, de l’Europe, du libéralisme, de l’économie de marché… n’a aucune efficacité concrète pour apporter des réponses aux problèmes réels d’inégalités et de misère qui frappent une frange croissante du corps social. On ne change pas la société uniquement avec des valeurs et des discours.

Dans un contexte économique bouleversé par l’émergence de nouveaux acteurs continentaux (Chine, Inde…), la question n’est plus de savoir si on est contre le libéralisme, la mondialisation ou l’économie de marché, mais de savoir proposer des modes de régulation, des cadres légaux et réglementaires qui protègent l’environnement et combattent les injustices, par une fiscalité qui redistribue et incite, par l’action publique qui protège et construit des cadres émancipateurs pour tou-te-s et pour chacun-e.

Si les écologistes doivent se situer à gauche, c’est précisément parce qu’ils entendent que la politique prime sur l’économie et non l’inverse. Il nous faut en ce sens éviter la double impasse de la vision globale trop globalisante et du catalogue de mesures trop court-termistes en redonnant force à la cohérence des orientations politiques. C’est aussi dans le détail des dispositifs qu’il faut aller pour améliorer pied à pied le sort des personnes qui sont délaissées, mal payées et qui souffrent dans leur quotidien. Les espaces d’économie solidaire doivent changer d’échelle mais nous devons dans le même temps relever le défi de la régulation de l’économie de marché. L’opportunité d’une « nouvelle économie verte » rend à notre portée la baisse de notre empreinte énergétique et écologique.

C’est aussi en imaginant les larges outils de discussion et de négociation où les pouvoirs publics peuvent agir : c’est pourquoi il faut renforcer l’Union européenne, dans ses moyens comme sa volonté car elle est un cadre pertinent pour agir au niveau planétaire, mais aussi investir et réorienter l’OMC pour qu’elle devienne un lieu de régulations sociales et environnementales. Face à une mondialisation dérégulée, l’action publique doit retrouver les moyens d’agir au niveau local, national, européen. Il est nécessaire de proposer aux partenaires sociaux un Nouveau Contrat Social, afin de moderniser et protéger les systèmes de solidarité qui doivent continuer à exister au niveau national et européen.
 
3. Un parti démocratique, tourné vers les réalités d’une société complexe
mercredi 20 juin 2007 à 10:11 :: Axes de refondation :: #10 :: rss
Axe N°3
Les priorités de notre mouvement n’entrent que trop peu en résonance avec les préoccupations citoyennes. Elles mettent même parfois en contradiction nos politiques publiques avec les thématiques affichées par le matériel de propagande « venu d’en haut ». A force d’utiliser une communication généraliste et trop exclusivement « en contre », sans odeur ni saveur, les Verts finissent par ne parler qu’à trop peu. La démocratie, c’est accepter de ne pas avoir raison seul et intégrer l’idée que d’autres forces sociales représentent des visions, des intérêts, des attentes, des craintes…. qui méritent toujours d’être entendus, et qui contribuent à ajuster progressivement un programme politique avec des réalités dont la complexité éloigne des réductions rassurantes.

Les écologistes doivent être capables de parler avec tous : artistes, ouvriers, salariés en CDD, chefs d’entreprises, chercheurs, associations… et de nouer un dialogue constructif avec toutes les forces sociales : associatives, politiques, confessionnelles et athées, économiques, syndicales… en défendant leur point de vue, mais sans sectarisme,en prenant en compte les attentes contradictoires sans les empiler, en jouant le compromis social, ouvert et conflictuel. Formaliser notre propre point de vue avant de hiérarchiser nos priorités selon nos valeurs démocratiques et humanistes : cette démarche doit aussi prévaloir dans nos relations externes, en France comme à l’étranger.
 
 
4. Un parti de gouvernement : pour transformer la société à partir des politiques publiques
mercredi 20 juin 2007 à 10:10 :: Axes de refondation :: #9 :: rss
Axe N°4
Les Verts se sont construits comme un parti-mouvement, dans « les luttes » et la participation au sein d’exécutifs. Cette posture est le fait d’une petite organisation aux ressources limitées. Elle s’est traduite en notre sein par une priorité à « l’actualité » et parfois, à une méfiance vis-à-vis des élu-es dont le travail connait des cycles plus longs.

Une révolution culturelle doit s’opérer pour que les Verts, élu-es ou non, acceptent leur rapport au pouvoir et le construisent ensemble dans le temps. La raison d’exister des Verts n’est pas de participer au Grenelle de l’environnement avec les associations, ou d’organiser des manifestations contre le pouvoir UMP pendant 20 ans… mais de constituer une force politique qui peut agir sur les réalités, en s’inscrivant avec des élus dans des coalitions majoritaires. Les Verts doivent donc se projeter dans une culture de gouvernement –celle qui fait l’objet de réussites et de valorisation au niveau local et régional- et rompre avec les postures souvent stériles qui les confinent dans le champ de la protestation de court terme et de la marginalité. L’écologie n’est pas une plainte, c’est l’action. Elle ne se confond pas avec le diktat de l’immédiateté et requiert l’implication d’une base sociologique plus large dans la construction programmatique.
 
5. Un parti métissé et mixte
mercredi 20 juin 2007 à 10:09 :: Axes de refondation :: #8 :: rss
Axe N°5
Notre parti intègre l’universalisme parmi ses valeurs. Reconnaissant que tous les êtres humains « naissent libres et égaux en droit », les membres de notre Parti sont des laïcs conséquents : égalité des droits et liberté de conscience pour touTEs !

Cet impératif de liberté pour tous au sein de l’espace public, la laïcité en est garant. Nous le portons aussi dans nos priorités de parti et nos politiques. C’est l’une des meilleures façon de combattre les discriminations, en vantant les vertus du métissage, de la mixité et l’ouverture à autrui. C’est ce qui doit nous servir de point d’appui pour faire reculer le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, l’homophobie…
 
6. Une organisation démocratique et donc efficace
mercredi 20 juin 2007 à 10:09 :: Axes de refondation :: #7 :: rss
Axe N°6
L’organisation d’un parti est à l’image de sa culture politique . Que constater ? Les Verts cumulent le turn-over permanent à tous les niveaux avec des seuils de majorité qui favorisent la perte de mémoire collective et leur balkanisation autour de « noyaux durs » de quelques élu-es, de permanents ou de militants surinvestis. La recherche du consensus tend à favoriser les décisions prises au plus petit dénominateur commun. Les structures parlementaires et exécutives (CNIR et CE) sont inorganisées mais décisionnelles et ne fonctionnent qu’en caisse de résonance de phénomènes de pouvoirs : élus influents, sensibilités,… Le leadership est multipolaire dans les médias. Les instances nationales sont par nature inefficaces puisqu’elles reflètent des intérêts particuliers internes à la structure ; au gré des manœuvres, et ne prennent pas des décisions conformes à l’intérêt général.

Or, un parti de l’écologie politique se doit d’être démocratique, et donc efficace. Une organisation n’est jamais idéale mais elle porte en elle des dynamiques propres : les nôtres écartent la démocratie réelle ET l’efficacité. Changement d’organisation, évolution de culture politique, assumons le fait majoritaire. Sans être une organisation « normalisée », un parti doit être capable de dégager une majorité claire, de choisir les personnes qui l’incarnent, tout en respectant le débat interne et les points de vue alternatif, avec une minorité respectée et disposant de véritables pouvoirs de contrôle, de propositions...
 
7. Une communication populaire, pour que l’écologie soit partagée par le plus grand nombre
mercredi 20 juin 2007 à 10:07 :: Axes de refondation :: #6 :: rss
Axe N°7
Les Verts privilégient parfois l’emphase révolutionnaire (changer le monde, la révolution écologique…) mais en cultivant la rupture, ils entretiennent une forme de marginalité et s’extraient des moments de consensus et d’empathie avec l’opinion sur des phénomènes populaires partagés (attentats du 11 septembre, coupe du monde de foot, jeux olympiques, tsunami, record du tgv…). D’une certaine manière, ils expriment le point de vue d’une sociologie interne sur-militante et relativement protégée, au lieu de se comporter en acteur du débat public.

La communication d'un parti doit avoir pour but de susciter l'adhésion aux analyses et propositions qu'il présente. Pour cela, au lieu de se réduire à la seule critique des politiques adverses, l'écologie doit être positive, propositionnelle, capable de s'inscrire dans des mouvements d'opinion fédérateurs.
 
8. Une stratégie d’implantation et une sociologie interne diversifiée
mercredi 20 juin 2007 à 10:07 :: Axes de refondation :: #5 :: rss
Axe N°8
Les écologistes agissent localement. Ils doivent redonner la primauté au territoire et développer leur assise à partir de réalités locales qui interpellent les citoyens. A partir du logement, de l’alimentation, du cadre de vie, des déplacements, de la santé… les Verts pourraient davantage impliquer des couches importantes de la population.

Les formes d’adhésion sont devenues plus souples, plus intermittentes, et davantage rattachées à des causes. Il faut accepter et développer ces adhésions de sympathie et de proximité, plus que de militantisme. C’est une nécessité pour diversifier les profils internes, et réguler nos modes d’organisation. La multiplication des réunions tardives est davantage le symptôme d’un parti sur-encadré par des militants aguerris qu’un signe d’efficacité. La sociologie des Verts doit se rapprocher davantage de celle de la société. Et pour cela, le parti ne doit pas mépriser ses rythmes. Dans leurs instances, dans leur implantation de moyen et long terme, les Verts doivent valoriser l’action de terrain, le travail local… au travers d’un fédéralisme qu’il faut redécouvrir tant il a été malmené par la logique très jacobine des courants.
 
9. Des débats féconds et refondateurs
mercredi 20 juin 2007 à 10:06 :: Axes de refondation :: #4 :: rss
Axe N°9
Le questionnement et le débat sont rapidement écartés au nom d’une prétendue “dogma” verte, élaborée dans des conditions ne permettant que trop rarement l’appropriation par tout le parti, et encore moins co-élaborée par une vraie diversité des forces sociales, sociétales, environnementales, syndicales et représentatives. Afin d'asseoir une légitimité sur de larges bases, il est nécessaire de développer des analyses solides à partir d'une réflexion élargie à toutes les forces sociales. Notre refondation idéologique est ainsi féconde sur le fond comme sur notre manière de fonctionner.
 
10. Une stratégie pour faire gagner l’écologie dans des majorités
mercredi 20 juin 2007 à 10:03 :: Axes de refondation :: #3 :: rss
Axe N°10
L’écologie politique a besoin d’un parti autonome, qui rassemble tous les écologistes, avec des différences de sensibilités. Mais l’autonomie n’est pas l’isolement. Pour pouvoir mettre en oeuvre nos propositions de politiques publiques, il faut chercher des alliés en fonction des enjeux et des réponses à leur apporter. La place des Verts est à gauche, il faut cependant être en capacité de créer les conditions de mise en oeuvre des politiques publiques que nous préconisons. On ne peut seulement faire le constat que Belges et Allemands font de meilleurs scores parce qu’ils bénéficient de la proportionnelle et continuer simultanément de foncer tête baissée dans le mur des scrutins uninominaux à deux tours.

L’autonomie politique des Verts peut s’exprimer dans les scrutins avec une dose de proportionnelle. Mais il est nécessaire de passer à une autre stratégie tant que seront maintenus les scrutins uninominaux à deux tours qui nous éliminent de la vie politique. Pour cela, il faut envisager au niveau national la constitution d’une coalition qui prépare en amont les élections législatives, sans fermer la porte au dialogue avec ceux qui sont susceptibles de s’y inscrire : le PS qui devra réviser ses prétentions hégémoniques à la lumière de son incapacité à gagner, le Modem qui va devoir faire un choix entre le soutien à la majorité et la construction d’une alternative à l’UMP, et enfin la porte ne doit pas être fermée du côté de la gauche critique et communiste, mais ils doivent faire un choix stratégique : agir dans le champ de la protestation ou dans celui de la participation et de la gouvernance. Aux écologistes d’être dans une position d’ouverture, dynamique, pour constituer une force autonome qui sera incontournable dans une nouvelle coalition de gouvernement.
 
 
Par jmben62
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Vendredi 15 juin 2007
JMBenVDN.jpg Pour la rénovation de l'écologie politique, à Calais comme ailleurs !
 
Les électeurs écolos appellent à une remise en question de la pratique et du contenu politique que les Verts portent. C'est ce que nous voulons discuter, nationalement, lors d'une réunion portant sur la refondation de l'écologie politique le 30 juin à Tours, avec tous les écologistes. Il ne s'agit pas de faire un nouveau parti ni de contourner les Verts. Nous restons persuadés que, sans ce parti, il n'y a pas de rénovation de l'écologie possible. Mais inversement, avec les Verts tels qu'ils sont, non plus ! Nous devons reconstruire une force écolo autonome, située au centre de la société.
 
L'heure est venue de créer cet espace écolo, qui dépasse le parti Vert. Pour cela, nous croyons aux initiatives locales: rien ne viendra des états-majors des partis nationaux. Les écologistes du Calaisis, autour des élus écologistes de Calais, s'apprêtent à créer un groupe d'écologie politique indépendant, large et ouvert, constructif et sans esprit de boutique. Nombreux sont ceux qui reviennent aujourd'hui à l'écologie. Certains ont fait un séjour dans le groupe vert local, d'autres pensent qu'un groupe strictement local sans référence spécifique à la droite ou à la gauche serait plus pertinent, d'autres enfin qui n'iront plus chez les Verts de toute façon. Mais tous sont conscients de l'urgence écologique.

Le groupe vert local, très diminué, se referme sur lui-même et n'est plus qu'un groupuscule d'orientation gauchiste, sectaire et inefficace, de culture purement contestataire, contre tout, et incapable de dialoguer avec les autres écologistes. Nous ne pouvons nous satisfaire de ce constat d'échec.

Nous invitons les écologistes authentiques et sincères, les défenseurs de l'environnement, à nous rejoindre dans ce groupe pour élaborer ensemble un projet municipal qui deviendra notre "pacte écologique" local. Nous déciderons ensemble de la stratégie à mettre en place: soit une alliance dès le premier tour avec les forces en présence si elles acceptent notre projet (et en premier lieu avec la majorité municipale dont nous sommes issus), soit, en cas d'échec, la constitution d'une liste autonome autour des élus écologistes sortants .
 
Nous avons  besoin dans le Calaisis d’un grand mouvement de l’écologie politique, populaire, uni, pour que les alertes que nous lançons inlassablement et le bon travail que nous faisons déjà sur le terrain débouchent enfin sur une capacité à peser sur les grands choix de notre ville, et de notre communauté d'agglomération. Il reste tellement à faire.
 
J'appelle les écocitoyen(ne)s calaisien(ne)s et de tout le Calaisis à participer à ce nouvel espoir, en rejoignant notre groupe d'écologistes indépendants, porteur de la rénovation écologiste tellement nécessaire aujourd'hui.

Contact téléphonique: 03 21 36 89 26. Email: jmben62@free.fr
 
Nous  organiserons prochainement une première réunion constitutive du groupe. Contactez-nous pour y être convié(e).
 
 
Jean-Marc Ben
Maire-adjoint écologiste de Calais
 
 
Par jmben62 - Publié dans : Tribunes
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