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Mercredi 13 juin 2007

Cohn-Bendit2.jpg “J’ai dit à Kouchner : tu veux aller au casino, va au casino.”

Espiègle et rassembleur, Français, Allemand mais surtout Européen. Il ne supporte pas la déroute de la gauche et des Verts, et s’évertue à chercher des solutions.

Au secours, il revient ! Dans la grande manifestation de soutien au général de Gaulle, le 30 mai 1968, on pouvait entendre : « Cohn-Bendit à Dachau ! » L’agitateur est donc parti en Allemagne... à Francfort, où il s’est impliqué avec succès dans la gestion de la ville, faisant de régulières incursions à Bruxelles et Strasbourg, où il conduit brillamment les Verts européens. Seulement, en France, la politique est hantée par les archaïsmes, et Daniel Cohn-Bendit, à intervalles réguliers, est bien obligé de repointer le bout de son nez. Lorsque la droite, en l’occurrence Nicolas Sarkozy, s’en prend à « l’esprit de 68 », on peut compter sur « Dany » pour rappeler le formidable vent de liberté que 68 fit souffler sur une société bloquée. Et lorsque la gauche est à son tour prisonnière de ses vieilles lunes, il bataille et remonte au front : socialistes, écologistes, centristes, il les rêve, non pas au sein d’un parti unique, mais forts d’un contrat de gouvernement qui mettrait notre pays à l’heure du grand défi planétaire, économique et écologique. Aux européennes de 1999, il avait emmené les Verts français tout près d’un 10 % ! Puis il était reparti, laissant la bande querelleuse à ses querelles... Le 30 juin prochain, il les appelle à le retrouver à Tours. Pas pour jouer les sauveurs. Mais parce qu’il aime ce qui rassemble, l’idée de contrat, et qu’il croit aux vertus du « pouvoir qui force à changer ».
 
Vous avez un jour déclaré que le système présidentiel français rendait les gens fous…
Oui, en France, la présidentielle rend tout le monde fou, y compris Bernard Kouchner, qui rêvait un moment d’être candidat. C’est un moment d’affirmation individuelle qui met les gens en transe. Il y a toujours une trentaine de personnes qui s’imaginent pouvoir être président, auxquelles il faut ajouter entre deux cents et trois cents personnes qui se considèrent comme le meilleur représentant de leur parti, même si elles n’ont aucune chance d’être président. Les postulants sont obnubilés par la prochaine échéance. A partir du moment où Ségolène Royal lance le défi pour 2012, il est évident que Fabius, Strauss-Kahn, Hollande et d’autres pètent les plombs.
 
C’est justifié, de lancer le défi pour 2012 ?
Avec Sarkozy, on a eu le candidat avant le programme. Dès le moment où il a pris l’UMP, il a pu préparer sa candidature. Tandis que Ségolène Royal, choisie après débat interne pour appliquer le programme socialiste décidé en amont, s’est retrouvée bloquée. Elle en a donc tiré les leçons.

Cette inversion de calendrier suffit-elle à expliquer l’échec socialiste ?
C’est une des raisons de l’échec. Ségolène Royal s’est d’abord affirmée en marquant sa différence par petites touches : arrêtons d’avoir des tabous, regardons ce qu’a fait Blair, ouvrons les yeux sur la carte scolaire, sur les 35 heures, là où ça a fonctionné, là où ça n’a pas fonctionné. Il y a eu une ouverture, peut-être plus symbolique que réelle, mais qui a duré jusqu’à sa nomination. Ensuite, Ségolène Royal cherche à se rassurer en se coulant dans le moule du PS. Elle perd l’élection dès décembre-janvier, par ses erreurs certes, mais parce que Strauss-Kahn et Fabius avaient semé le doute sur ses compétences. Les journalistes et la droite n’avaient plus qu’à reprendre leurs accusations…
 
Elle a été battue par les socialistes, alors ?
On ne peut pas tout leur mettre sur le dos. Prise dans les contradictions du PS, elle n’a pas assez serré ses convictions. Prenez les retraites, dès le début, elle aurait dû dire « il y a un problème », et pas seulement « on met à plat les lois Fillon ». On les met à plat, oui, mais pour aller dans la direction des pays nordiques, qui ont retardé l’âge de la retraite. Ça ne suffisait pas de dire que les partenaires sociaux devaient décider de la voie à choisir : il aurait fallu ajouter que le statu quo prôné par les socialistes se fait sur le dos des jeunes ! De façon générale, ses cent vingt propositions étaient plombées par une vision socialiste française, keynésienne, fondée sur l’investissement public. Or, le seul keynésianisme qui peut fonctionner, c’est au niveau européen, parce qu’il faut éviter les distorsions de concurrence entre les pays membres. Mon mot d’ordre, c’est : Keynes à Bruxelles ! C’est de là que doit partir l’investissement public si l’on veut régler le problème crucial des transports et de l’énergie.
 
Comment voyez-vous la refondation de la gauche ?
Je suis contre la proposition de François Hollande d’un grand parti de gauche, rassemblant tout le monde, parce que la société est multiple, et qu’une réponse unique à une société multiple, c’est une erreur. Il y a aujourd’hui en France trois pôles politiques pour une alternative à la droite : un espace écologique, qui dépasse le parti Vert, qui correspond aux résultats des européennes en 1999, réincarné par la candidature Hulot ; un espace social-démocrate, héritier de la lutte des classes, qui se modernise et va avoir pour fonction d’intégrer les restes des communistes ; enfin un centre charnière, qui peut virer à des moments historiques donnés à gauche ou à droite. L’erreur de Bayrou, c’est de dire « à tout moment on peut être simultanément à droite et à gauche ». Non, aujourd’hui, un centre, s’il veut être autonome, ne peut qu’avoir des perspectives avec la gauche.
 
Et que faites-vous de la gauche antilibérale ?
Mais elle dit qu’elle ne veut pas gouverner ! Tenons compte de cette gauche qui essaie d’influencer la société par des mouvements et des luttes, mais soyons conscients qu’elle ne peut être un partenaire de gouvernement.
 
Les Verts hésitent toujours entre le PS et la gauche antilibérale. En tout cas, ils sont catégoriques : impossible de faire de l’écologie avec les partis de droite !
C’est idiot. On ne peut pas faire une politique d’écologie sociale avec la droite telle qu’elle se définit aujourd’hui en France. Mais l’écologie n’est pas de gauche. Elle est née d’une critique du productivisme, capitaliste et socialiste. A la municipalité de Francfort, les Verts sont en coalition avec la droite, la CDU, sur un programme décidé en commun et qui fonctionne.
 
Comment expliquez-vous le score des Verts aux présidentielles ?
Les élections présidentielles sont les plus défavorables aux Verts, et aux petits partis en général. Mais je regrette de ne pas avoir poussé davantage Nicolas Hulot à se présenter. Les Verts et Corinne Lepage auraient dû comprendre qu’une candidature Hulot était la meilleure solution. S’il réussissait, c’était bon pour l’espace écologique. S’il échouait, c’était l’échec de Nicolas Hulot, les Verts se protégeaient…
 
Mais au deuxième tour, il aurait bien fallu choisir entre la droite et la gauche…
Les gens de gauche qui avaient voté Hulot auraient voté à gauche, les autres pas ! Encore une fois, l’écologie n’est pas seulement de gauche. Même les enfants de Seillière, le patron des patrons européens, ne veulent pas mourir dans un cyclone. Tout le monde est victime de la dégradation climatique. Les pauvres le sont davantage, mais si la planète implose, elle implosera pour tout le monde.
 
En 2002, vous dites : « Je n’ai pas réussi à m’ancrer dans la culture verte française »…
Un an plus tôt, j’avais écrit un texte sur la « troisième gauche verte ». C’est un texte prémonitoire sur l’impasse actuelle des Verts. Sur la manière dont ils auraient dû faire de la politique, ce qu’ils n’ont pas fait, parce qu’ils sont ancrés dans la culture gauchiste. Durant toute la campagne européenne de 1999, on a fait de moi un affreux libéral, parce que je me définissais comme « libéral libertaire ». Personne ne voulait comprendre ce que le libéralisme a apporté politiquement à la démocratie. On est dans une société contradictoire : on fête les écrits de Claude Lefort, de Castoriadis, de ces déconstructeurs du marxisme qui ont réinventé autour de la pensée de Hannah Arendt une idée de la liberté et de la démocratie, et à partir du moment où on appelle ça par son nom, le libéralisme politique, ça devient une horreur…
 
Il y a aussi beaucoup de confusion entre les termes : libéralisme politique, ultralibéralisme, économie de marché…
En ce qui concerne l’économie de marché, les Verts ne comprennent pas qu’ils y ont intérêt ! Si on est contre le nucléaire, il faut déconstruire le monopole d’EDF. Comment ? Par la concurrence des marchés. La concurrence a été le seul moyen de faire entrer en Allemagne les énergies renouvelables dans le circuit de distribution électrique. En France, les Verts ont raté la possibilité d’occuper un bel espace politique. Ils auraient pu se mettre au centre de la société, parler à tout le monde. Si on se bat contre les OGM, pour une nourriture saine, ce n’est pas uniquement pour les classes exploitées. En outre, ce mépris pour les classes moyennes qui ont porté l’écologie électoralement, c’est absurde. On ne peut pas dire : voilà dans quelle direction il faut aller, et traiter les gens qui y vont de bobos en leur crachant dessus.
 
Vous connaissez bien Bernard Kouchner, qui a été député européen, et Jean-Pierre Jouyet, ancien directeur de cabinet de Jacques Delors à la Commission. Les voir à la tête de la diplomatie française, ça vous fait quel effet ?
C’est un tandem qui donne confiance. Mais quelle sera leur marge de manœuvre ? Il y a quelques jours, à Bruxelles, Jouyet n’arrêtait pas de dire : c’est le président qui décidera. Mais on ne sait toujours pas ce que veut le président. On sait juste qu’il veut une Europe qui agisse, donc il prône un traité simple qui rende le processus institutionnel plus efficace. Mais qu’y a-t-il dans ce traité ? On va en revenir aux tractations diplomatiques secrètes, et je le déplore. Il n’est pas impossible que ces nouvelles institutions fonctionnent, mais les opinions publiques vont continuer à se sentir exclues. A l’avenir, ce serait bien si Jouyet et Kouchner arrivaient à faire comprendre aux Français que quand une décision est prise à Bruxelles, c’est par des gens qui les représentent, pas par un espace de bureaucrates…
 
Que pensez-vous de Juppé à l’environnement ?
Juppé va jouer sur les énergies renouvelables, mais sans remettre en cause le nucléaire. Donc il ne va pas répondre au problème des déchets. Où les met-on ? Dans le désert de Gobi, derrière l’Oural ? L’autre problème du nucléaire, c’est qu’on y a recours pour ne pas faire les économies d’énergie nécessaires. Or c’est bien parce qu’elle a décidé de sortir du nucléaire que l’Allemagne a réussi le passage vers les énergies renouvelables. Nicolas Sarkozy sait qu’on a besoin d’une révolution environnementale, qui touche tous les secteurs de l’économie. Comment trouvera-t-il un équilibre avec sa politique industrielle ? Si un gouvernement de gauche, du fait de ses liens avec les syndicats et de sa clientèle électorale, a des problèmes avec la réforme de l’Etat, un gouvernement de droite, à cause de ses liens avec le Medef et de son affichage avec les patrons, a du mal à mener une politique écologique.
 
Mais c’est un gouvernement de droite qui décide de regrouper écologie, transport, énergie, urbanisme…
Oui, c’est ce que demandaient les Verts européens depuis toujours ! Mais Ségolène Royal aussi l’aurait fait, tout en allant plus loin sur le nucléaire. En fait, pour les écologistes, la question importante est celle du contrat de gouvernement. Lionel Jospin ne voyait pas les membres de la gauche plurielle comme des partenaires liés par un contrat. Avec Sarkozy, c’est pareil. Kouchner me dit : « C’est un type ouvert, direct, franc. » Mais je suis sûr que ça sera : « Tu fais ce que je veux ou tu te barres. »
 
Que répond Kouchner à de bons amis comme vous qui avez essayé de le remettre dans le droit chemin de la gauche ?
Je n’ai pas essayé de le remettre dans le droit chemin : il en avait tellement envie ! Je lui ai dit : « Tu veux aller au casino, va au casino. Ça ne marchera pas parce que tu oublies que tu seras responsable de toute la politique gouvernementale. » Or il y a une logique dans la politique de Sarkozy, avec, certes, d’un côté la discrimination positive, qui revient à accepter les réalités de l’immigration, mais de l’autre un durcissement de l’Etat et une politique répressive. Comment va travailler ce ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale ? Sarkozy doit gagner les municipales et a besoin d’un report de voix de l’extrême droite.
 
C’est pour cela qu’il a ressorti Mai 68 ?
Oui, c’est un ciment idéal pour souder cette extrême droite, une droite âgée et une partie de l’UDF qui hait 68. Je rêverais d’un débat avec Sarkozy, parce que visiblement, on n’a pas vécu cette période sur la même planète. Ou du moins, puisqu’il est plus jeune, il a dû lire des livres qui racontent une autre histoire, écrite par ceux qui étaient de la grande manifestation gaulliste sur les Champs-Elysées. En fait, cette charge contre 68 ne vient pas de lui. C’est Henri Guaino, très proche de Chevènement dans la campagne de 1999, qui la lui a soufflée. Le gaullisme national chez l’un, la phobie du « libéralisme » chez l’autre leur dictent la même haine de 68.
 
Au-delà d’eux et de la vieille droite, la critique de 68 fait écho chez des générations plus jeunes qui voient les sexagénaires tenir les rênes du pouvoir.
Toujours les mêmes accusations : les soixante-huitards auraient pris tous les postes ! Qu’on me donne des noms ! C’est un fantasme. Beaucoup de militants sont devenus travailleurs sociaux, enseignants, pas magnats de la finance ou cadres supérieurs de la politique. Noël Forgeard, c’est la génération 68 ? Les sexagénaires qui ont de l’argent étaient déjà de l’autre côté à l’époque. En fait, si la droite nous est tombée dessus dans cette campagne, c’est qu’elle redoutait le rapprochement de la gauche et du centre. Elle a donc délégitimé les trois personnes qui prônaient cette modernisation, les soixante-huitards Rocard, Kouchner et Cohn-Bendit. Et maintenant, ils récupèrent Kouchner ! 

Vincent Remy

 
Télérama n° 2995 - 9 Juin 2007


Par jmben62
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Mercredi 13 juin 2007

LE MONDE | 12.06.07 | 11h51  •  Mis à jour le 12.06.07 | 11h58


Cohn-Bendit.jpg Quelle consigne de vote pensez-vous que les Verts devraient donner pour le deuxième tour ?
Si on veut défendre le pluralisme politique, il faut clairement appeler à voter pour les socialistes partout où ils sont en position de battre la majorité présidentielle.
Et là où c'est un candidat du MoDem, il faut appeler à voter pour lui. Je pense, par exemple, que dans la circonscription de François Bayrou, le socialiste devrait se désister publiquement en sa faveur.
Mais le MoDem doit faire la même chose s'il croit en son discours de dénonciation de l'hégémonie sarkozienne. Marielle de Sarnez devrait ainsi appeler clairement à voter Cochet dans 11e circonscription et arrêter de faire de la langue de bois ! 

Un certain nombre de cadres Verts ont fait le choix de rejoindre le MoDem. Les suivez-vous ?
Non, il s'agit d'une voie individuelle. La rénovation écologiste, que tant de Verts appellent de leurs voeux, ne passera pas par le MoDem ! En France, le centre demeure une force politique qui cherche son centre de gravité, avec un fonctionnement qui tourne autour d'un personnage sympa mais agissant en grand manitou. L'écologie politique, c'est autre chose. Et même si elle cherche aujourd'hui son positionnement, il n'est sûrement pas au centre.

Les résultats des Verts ne sont pourtant pas encourageants…
Ils sont très symptomatiques. Vous avez d'un côté un résultat très faible en France, même si c'est moins pire que ce qu'on attendait. Et d'un autre, le même jour, le parti Ecolo en Wallonie qui fait un bond en avant à 12,5 %. Or je pense qu'il n'y a pas de grosse différence entre la Wallonie et le nord de la France…
Le problème des Verts, ce n'est pas que la société française serait incapable d'entendre l'urgence des propositions écologistes mais la manière dont ce parti fait de la politique.

Vous appelez vous-même à une rénovation. Cela signifie que les Verts sont finis ?
Non, mais une chose est claire, au regard des résultats de la présidentielle et des législatives, les électeurs écolos appellent à une remise en question de la pratique et du contenu politique que les Verts portent. C'est ce que nous voulons discuter lors d'une réunion portant sur la refondation de l'écologie politique le 30 juin à Tours.
Il ne s'agit pas de faire un nouveau parti ni de contourner les Verts. Je reste persuadé que, sans ce parti, il n'y a pas de rénovation de l'écologie possible. Mais inversement, avec les Verts tels qu'ils sont, non plus ! Nous devons reconstruire une force écolo autonome, située à gauche mais au centre de la société.

Propos recueillis par Sylvia Zappi

 

Par jmben62
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Dimanche 10 juin 2007

La Voix du Nord - Edition du dimanche 10 juin 2007


Jean-Michel-Coulomb.jpg CITOYENNETÉ

Le collectif citoyen de Calais contre le réchauffement climatique a invité, mercredi soir, salle Nouvelle-France, Erwan Taverne de Greenpeace. À l’ordre du jour : les grands changements de temps qui risquent prochainement de toucher notre quotidien.

Christian Louchez, du collectif, a d’abord insisté sur la volonté de rassembler les Calaisiens sensibilisés à ces problèmes pour échanger. «  Nous espérons recueillir des propositions sur les formes d’interventions à mettre en oeuvre » a-t-il précisé.

Jean-Michel Coulomb a souligné combien ce changement inéluctable était proche de nous, « à l’échelle de nos vies ». « On peut choisir la manière dont on va gérer ce changement, mais il faut faire vite, ou il nous sera imposé par la nature et la souffrance sera plus difficile à supporter », devait-il résumer. On doit changer radicalement notre façon de vivre, notre rapport à l’argent, « le toujours consommer plus n’est pas la bonne solution ».

Le représentant de Greenpeace a ensuite abordé, devant une salle très attentive, les grands phénomènes naturels qui sont en marche et qui conduiront au réchauffement climatique tant redouté.
Des pistes existent pour ralentir ce réchauffement et il en a proposé de nombreuses, comme la rénovation thermique des logements ou la modification des structures des villes afin de limiter les demandes de transport. Il semble que l’effet de serre en marche ne pourra être stoppé sans l’effort de chacun et une modification radicale de notre manière de vivre. Mais une grande question reste posée : « va-t-on choisir une voie pour affronter ce grave problème qui se pose à l’humanité ou attendre un miracle naturel, peut-être scientifique, qui pourrait changer le cours de ce réchauffement climatique  ».


 

Par Jean-Marc Ben
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Dimanche 10 juin 2007
LA VOIX DU NORD
dimanche 10 juin 2007

albanie.jpg
Une délégation d’Albanais, accompagnée des responsables départementaux du Secours populaire, est venue visiter le centre de tri et l’usine de biométhanisation de la rue Monod.

La délégation, accueillie en mairie par Jean-Marc Ben, adjoint au maire, était conduite par le Docteur Ziri, cardiologue et député d’une petite localité, Fushe-Kruje, située à 50 km de Tirana.

« Le Secours populaire du Pas-de-Calais entretient des relations privilégiées avec cette petite ville depuis 1999, a expliqué Francis Jankowski, représentant le comité départemental. Cela remonte à l’opération Cent camions pour les Balkans, quand la guerre faisait rage dans la région. » En 2002, quatorze enfants albanais sont venus passer leurs vacances dans le Béthunois-Noeuxois. Ils ont trouvé les plages calaisiennes si belles et si propres que la délégation a voulu voir comment la ville avait conduit cette réussite environnementale.

« Nous sommes confrontés aux nombreux déchets générés par la société de consommation et nous ne savons comment les traiter », a expliqué le député Ziri à Jean Marc Ben. L’adjoint à l’environnement, après un préambule en Albanais, très applaudi par la délégation, a donné de nombreuses précisions, avec les responsables du Sévadec, sur les dispositifs mis en place. Il a abordé le travail de communication, d’éducation envers le public scolaire et plus technique, sur le traitement des déchets. La visite des installations de la rue Monod, centre de tri, déchetterie, usine de biométhanisation, a particulièrement impressionné les Albanais qui étaient encore accompagnés de Gisèle Hogard et Christian Lampin du Secours populaire.


Par Jean-Marc Ben
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Samedi 9 juin 2007
M-H-Aubert.jpg CHANGER ou DISPARAITRE ?
samedi 9 juin 2007    Contributions
par Marie-Hélène Aubert, députée européenne. 


En ce mois de juin 2007 , la situation de l'écologie politique en France est plus confuse et problématique que jamais. Et l'échec électoral est patent . Le temps de l'aggiornamento , de la refondation, est clairement venu , si nous ne voulons pas nous disperser ou nous dissoudre dans des mutations politiques que nous ne maîtriserons pas.

Ainsi, la candidate des Verts, Dominique Voynet , a réalisé 1,57% des voix au premier tour de l'élection présidentielle, à peu près le même score que René Dumont...il y a 33 ans ! Corinne Lepage avec Cap 21 a finalement soutenu la candidature de François Bayrou et rejoint le Modem , et Nicolas Hulot , oscillant un temps entre associatif et politique, a opté pour une attitude interpellatrice avec son Pacte écologique , à égale distance dit-il avec tous les candidats ou partis politiques , de droite ou de gauche. A l'arrivée, c'est quand même le candidat le plus mal noté par l'Alliance pour la planète, et le plus complaisant avec l'extrême-droite, qui est élu et largement !!!

Les élections législatives s'annoncent également comme un plébiscite pour l'hyper-président. Dans le même temps , Nicolas Sarkozy, une fois élu, confie à Alain Juppé (un écolo bien connu...) , numéro 2 du gouvernement, un super-ministère de l'écologie incluant transports et énergie notamment. Un « Grenelle » de l'environnement est annoncé pour l'automne . Fort bien. Cela dit, l'arrêté autorisant l'EPR est signé , la culture des OGM n'a pas fait l'objet d'un moratoire, l'agriculture est toujours aux mains des mêmes lobbies, et, contrairement à d'autres domaines (droit pénal, université, fiscalité...) , aucune mesure phare en matière d'écologie n'a été annoncée ! Mais le trouble est certain et les repères sont brouillés. Pourrait-on dorénavant faire de l'écologie sans les écologistes ?

Un parti écologiste autonome a-t-il encore un sens, un rôle, une utilité, dans la configuration politique et le contexte d'aujourd'hui ? Est-il possible d'aboutir à un rassemblement et à une cohérence des écologistes ? L'écologie associative serait-elle plus efficace que l'écologie politique ? Comment l'écologie politique s'inscrit-elle ,ou non, dans le clivage droite-gauche ? Quel enseignement tirer de l'évolution des partis verts au niveau européen ? Autant de questions auxquelles nous devons répondre d'urgence.

Il nous faut d'abord avoir le courage d'analyser les causes de notre échec et/ou de notre stagnation. Bien sûr, on peut invoquer des motifs externes : le mode de scrutin en France, le vote utile à gauche suite au traumatisme de 2002, la reprise au moins dans les discours des thèmes de l'écologie par tous les partis , des médias entièrement tournés vers les têtes d'affiche, et plus intéressés par l'événementiel et la pipeulisation des campagnes électorales que par le fond des problèmes . Mais cela n'exonère pas les écologistes politiques et Les Verts en particulier de leurs propres responsabilités : incapacité à choisir une ligne et une stratégie politiques claires (avec une tentation récurrente vers la gauche radicale) , divisions permanentes, organisation très amateuriste et statuts paralysants, communication défaillante , absence de leadership reconnu en interne comme en externe. Et le fonctionnement du parti Vert , rigide et procédurier , où l'individu doit sans cesse se plier aux exigences du "collectif" fait à présent office de repoussoir dans une société beaucoup plus fluide , où l'objectif de l'épanouissement personnel s'est considérablement affirmé.

L'herbe serait-elle plus "verte" ailleurs ? Je ne le pense pas. Cap 21 et d'autres petites organisations comme le MEI , ne sont pas davantage sorties du statut de groupuscules , et Nicolas Hulot peine à proposer une direction précise aux 750000 signataires du pacte écologique.

Il n'est pas étonnant dans ces conditions que beaucoup de Verts et d'écologistes tentent de trouver leur place dans un autre parti plus large , et la nouveauté du Modem , sa liberté de ton et son indépendance revendiquée , ont pu constituer pour eux une opportunité d'occuper un espace plus productif pensent-ils, que celui très rétréci des Verts. Mais l'aventure suscite bien des interrogations : l'UDF et ses élus, qui sont restés en grande partie au Modem, ne sont jamais apparus comme de grands promoteurs de l'écologie et ont toujours fait partie jusque là des coalitions de droite, les plus hostiles à l'impératif écologique . Le projet de François Bayrou, à part la critique des institutions de la 5ième République, reste bien flou sur presque tous les sujets. Et le positionnement ni droite ni gauche , qui ne précise pas s'il fait partie de la majorité présidentielle ou de l'opposition , n'est pas tenable à terme.

Il me semble pourtant qu'il y a place encore en France , comme c'est le cas avec succès en Allemagne et en Autriche notamment , pour un parti vert autonome (qui ne pourra pas être ce que sont Les Verts aujourd'hui en plus grand !) visant un électorat : - très concerné et passionné par la mise en oeuvre concrète du développement durable pour répondre à la crise écologique globale , dans toutes ses dimensions , y compris de justice sociale. - très attaché aux valeurs républicaines et aux droits de l'homme. - très européen , et altermondialiste .

- soucieux de compromis efficaces dans le cadre de coalitions comprenant le centre et le parti socialiste lui-même rénové. J'attends de la journée du 30 juin le début d'un processus qui pourrait nous conduire à refonder de façon dynamique cet espace de l'écologie politique. Sur quels fondements ? Les contours du fameux paradigme écologiste peuvent être en effet précisés et approfondis. Sous quelle forme ? La question est plus délicate, dans la mesure où il existe à présent le parti des Verts , un pôle écologiste au Modem , et peut-être bientôt un pôle écologiste au sein de la majorité présidentielle , voire au sein du PS , si les choses restent en l'état. Nous n'aurions plus alors qu'à choisir notre "écurie" ! Seule la perspective d'un congrès fondateur , avec une charte claire et une organisation simple et efficace , s'adressant à toutes les personnes intéressées et non à des appareils de partis , serait susceptible à mon sens d'entraîner non seulement la mutation des Verts , mais aussi la relance de l'écologie politique en France, dans le cadre d'une dynamique européenne. C'est le beau pari que nous voulons réussir dans les mois qui viennent.

Sommes-nous prêts ?
 
 
Par Jean-Marc Ben
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Vendredi 8 juin 2007



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Photo
 
 
PARIS (AFP) - Reportage à Paris. Les Verts présentent 560 candidats pour les législatives qui ne devraient leur donner que trois députés. Cette élection intervient dans la foulée d'une présidentielle très décevante où la candidate Dominique Voynet n'a obtenu que 1,57% des voix. Dans le même temps, des voix s'élèvent pour exiger une rénovation du parti, alors que une dizaine d'élus Vert ont quitté le bateau après l'ancien secrétaire national Jean-Luc Benhamias qui a rejoint le MoDem de François Bayrou. Durée: 1mn45
Par Jean-Marc Ben
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Mercredi 6 juin 2007
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PARIS (AP) - Le député Vert de Paris Yves Cochet a appelé mardi le MoDem, le PS, le PCF, l'extrême gauche et les Verts "à tout reconstruire, tout refonder". "Chacun doit dans son parti actuel le faire exploser, le refonder", a-t-il estimé, se prononçant pour une auto-dissolution du parti écologique.

"Il faut tout reconstruire. A part l'UMP qui se porte à peu près bien, tous les autres partis, le MoDem de M. Bayrou, le PS, les Verts, le PCF, l'extrême gauche, il faut tout reconstruire, tout refonder. On a du travail et une grande créativité", a-t-il estimé sur LCI.

"On va reconstruire et ensuite on verra comment tous ensemble, sous quelle forme, je ne sais pas si c'est une forme fédérale ou une alliance ponctuelle, on va pouvoir battre Sarkozy", a ajouté le député des Verts.

Selon lui "chacun doit" "refonder" son parti actuel pour permettre l'apparition d'"une nouvelle génération de dirigeants", d'"une nouvelle idéologie", et d'"une nouvelle manière de voir les choses". "Après, on regardera ce que l'on pourra faire."

La bataille est lancée et ne doit pas se résumer au "tout contre Sarkozy, ça ne suffit pas", a jugé le député qui n'exclut pas "une auto-dissolution des Verts". Mais elle doit être "suivie le lendemain d'une refondation beaucoup plus large, plus étendue, avec plus de monde et sans doute une nouvelle apparition de dirigeants et aussi d'idéologie", a conclu Yves Cochet. AP

Par Jean-Marc Ben
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Vendredi 1 juin 2007


"
L'écologie à tout prix... qu'elle soit politique ou associative. Quel avenir pour une écologie ouverte, populaire, et de masse ? Refondation ou pas ? Quelles priorités pour l'écologie ?"
 
L'adresse email pour s'inscrire est : oikologia-request@ml.free.fr
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Par Jean-Marc Ben
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Lundi 28 mai 2007


greenpeacebande.jpg

rechauff-.jpg

CONFERENCE-DEBAT
mercredi 6 juin 2007

salle Nouvelle-France à Calais 19h00, rue Guillaume Apollinaire

avec le 3CRC   "Citoyens Calaisiens Contre le Réchauffement Climatique"
http://citoyens-calais.blogspot.com

CHRISTOPHE VIEREN , Greenpeace Lille

ERWAN TAVERNE, référent Energie et Climat de Greenpeace

Par Jean-Marc Ben
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Mardi 22 mai 2007
TRIBUNE DES ELUS ECOLOGISTES DE CALAIS, 31/05/2007

Nicolas Hulot a peut-être bien tort de se réjouir trop vite de la nomination d’Alain Juppé à un prétendu grand ministère de l’environnement qui serait de type nouveau, transversal, et privilégiant une approche des dossiers radicalement écologique.
 
La création d’un super-ministère du développement durable regroupant les transports, l'énergie et l'écologie risque de diluer l'action et les arbitrages en défaveur de l’écologie. Les autres secteurs feront prévaloir leurs priorités sur l'écologie et il est fort à craindre qu’une fois de plus l’écologie n’ait aucun poids sur ce gouvernement.
 
Les "accords de Grenelle de l’environnement" proposés par M. Sarkozy ne peuvent être pris au sérieux tant qu’ils ne seront pas précédés d’engagements clairs en la matière : peut-on en effet considérer qu’un quelconque intérêt pour notre planète existe de sa part alors que la culture d’ OGM en plein champ reste d’actualité, le nucléaire se développe sans investissement pour des énergies alternatives, que les autoroutes et les incinérateurs se multiplient sans égard pour notre santé et celle de la planète toute entière ?
 
M. Juppé prétend écouter la société civile avant de mener sa politique environnementale mais, dans le même temps, impose sa politique de développement de centrales nucléaires de troisième et de quatrième génération. Le Réseau "Sortir du nucléaire" qui regroupe 776 associations n’a pas été convié. Le débat sur le nucléaire n’aura pas lieu. Signe révélateur, Alain Juppé reprend à son compte la vieille formule : « le nucléaire n’est pas la solution, mais il n’y a pas de solution sans le nucléaire » utilisée par les promoteurs du nucléaire, en particulier par Mme Lauvergeon, PDG d’Areva, mais aussi, paradoxalement, par les socialistes, les communistes, les chevènementistes : le clivage gauche-droite n’est pas pertinent sur les questions d’énergie. « La gauche et la droite, ça n’est pas pareil », s’offusqueront certains. Eh bien si, sur bon nombre de sujets ! Les autoroutes, l’aménagement du territoire, la politique des transports, le productivisme sous tous ses aspects. Si Nicolas Sarkozy sait si bien occuper le créneau de l’écologie « light », c’est que la gauche traditionnelle a depuis longtemps déserté le terrain écolo, en méprisant ses partenaires écologistes et en revenant à ses démons hégémoniques.
 
Les écologistes doivent en tirer les conséquences et se rassembler enfin, partout où ils sont encore divisés, dans une gauche elle-même refondée et « décomplexée ».
 
 
Jean-Marc BEN
Groupe des élus écologistes
Par Jean-Marc Ben - Publié dans : Tribunes
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