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Tribunes

Vendredi 15 juin 2007
JMBenVDN.jpg Pour la rénovation de l'écologie politique, à Calais comme ailleurs !
 
Les électeurs écolos appellent à une remise en question de la pratique et du contenu politique que les Verts portent. C'est ce que nous voulons discuter, nationalement, lors d'une réunion portant sur la refondation de l'écologie politique le 30 juin à Tours, avec tous les écologistes. Il ne s'agit pas de faire un nouveau parti ni de contourner les Verts. Nous restons persuadés que, sans ce parti, il n'y a pas de rénovation de l'écologie possible. Mais inversement, avec les Verts tels qu'ils sont, non plus ! Nous devons reconstruire une force écolo autonome, située au centre de la société.
 
L'heure est venue de créer cet espace écolo, qui dépasse le parti Vert. Pour cela, nous croyons aux initiatives locales: rien ne viendra des états-majors des partis nationaux. Les écologistes du Calaisis, autour des élus écologistes de Calais, s'apprêtent à créer un groupe d'écologie politique indépendant, large et ouvert, constructif et sans esprit de boutique. Nombreux sont ceux qui reviennent aujourd'hui à l'écologie. Certains ont fait un séjour dans le groupe vert local, d'autres pensent qu'un groupe strictement local sans référence spécifique à la droite ou à la gauche serait plus pertinent, d'autres enfin qui n'iront plus chez les Verts de toute façon. Mais tous sont conscients de l'urgence écologique.

Le groupe vert local, très diminué, se referme sur lui-même et n'est plus qu'un groupuscule d'orientation gauchiste, sectaire et inefficace, de culture purement contestataire, contre tout, et incapable de dialoguer avec les autres écologistes. Nous ne pouvons nous satisfaire de ce constat d'échec.

Nous invitons les écologistes authentiques et sincères, les défenseurs de l'environnement, à nous rejoindre dans ce groupe pour élaborer ensemble un projet municipal qui deviendra notre "pacte écologique" local. Nous déciderons ensemble de la stratégie à mettre en place: soit une alliance dès le premier tour avec les forces en présence si elles acceptent notre projet (et en premier lieu avec la majorité municipale dont nous sommes issus), soit, en cas d'échec, la constitution d'une liste autonome autour des élus écologistes sortants .
 
Nous avons  besoin dans le Calaisis d’un grand mouvement de l’écologie politique, populaire, uni, pour que les alertes que nous lançons inlassablement et le bon travail que nous faisons déjà sur le terrain débouchent enfin sur une capacité à peser sur les grands choix de notre ville, et de notre communauté d'agglomération. Il reste tellement à faire.
 
J'appelle les écocitoyen(ne)s calaisien(ne)s et de tout le Calaisis à participer à ce nouvel espoir, en rejoignant notre groupe d'écologistes indépendants, porteur de la rénovation écologiste tellement nécessaire aujourd'hui.

Contact téléphonique: 03 21 36 89 26. Email: jmben62@free.fr
 
Nous  organiserons prochainement une première réunion constitutive du groupe. Contactez-nous pour y être convié(e).
 
 
Jean-Marc Ben
Maire-adjoint écologiste de Calais
 
 
Par jmben62
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Mardi 22 mai 2007
TRIBUNE DES ELUS ECOLOGISTES DE CALAIS, 31/05/2007

Nicolas Hulot a peut-être bien tort de se réjouir trop vite de la nomination d’Alain Juppé à un prétendu grand ministère de l’environnement qui serait de type nouveau, transversal, et privilégiant une approche des dossiers radicalement écologique.
 
La création d’un super-ministère du développement durable regroupant les transports, l'énergie et l'écologie risque de diluer l'action et les arbitrages en défaveur de l’écologie. Les autres secteurs feront prévaloir leurs priorités sur l'écologie et il est fort à craindre qu’une fois de plus l’écologie n’ait aucun poids sur ce gouvernement.
 
Les "accords de Grenelle de l’environnement" proposés par M. Sarkozy ne peuvent être pris au sérieux tant qu’ils ne seront pas précédés d’engagements clairs en la matière : peut-on en effet considérer qu’un quelconque intérêt pour notre planète existe de sa part alors que la culture d’ OGM en plein champ reste d’actualité, le nucléaire se développe sans investissement pour des énergies alternatives, que les autoroutes et les incinérateurs se multiplient sans égard pour notre santé et celle de la planète toute entière ?
 
M. Juppé prétend écouter la société civile avant de mener sa politique environnementale mais, dans le même temps, impose sa politique de développement de centrales nucléaires de troisième et de quatrième génération. Le Réseau "Sortir du nucléaire" qui regroupe 776 associations n’a pas été convié. Le débat sur le nucléaire n’aura pas lieu. Signe révélateur, Alain Juppé reprend à son compte la vieille formule : « le nucléaire n’est pas la solution, mais il n’y a pas de solution sans le nucléaire » utilisée par les promoteurs du nucléaire, en particulier par Mme Lauvergeon, PDG d’Areva, mais aussi, paradoxalement, par les socialistes, les communistes, les chevènementistes : le clivage gauche-droite n’est pas pertinent sur les questions d’énergie. « La gauche et la droite, ça n’est pas pareil », s’offusqueront certains. Eh bien si, sur bon nombre de sujets ! Les autoroutes, l’aménagement du territoire, la politique des transports, le productivisme sous tous ses aspects. Si Nicolas Sarkozy sait si bien occuper le créneau de l’écologie « light », c’est que la gauche traditionnelle a depuis longtemps déserté le terrain écolo, en méprisant ses partenaires écologistes et en revenant à ses démons hégémoniques.
 
Les écologistes doivent en tirer les conséquences et se rassembler enfin, partout où ils sont encore divisés, dans une gauche elle-même refondée et « décomplexée ».
 
 
Jean-Marc BEN
Groupe des élus écologistes
Par Jean-Marc Ben
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Vendredi 18 mai 2007
 
Rebonds
 
Le parti écologiste doit faire taire les querelles internes et se réinventer pour survivre à la débâcle du 6 mai.
 
Verts : faire cesser le jeu de massacre
 
Par Claude-Marie VADROT,  journaliste, membre des Verts. 
QUOTIDIEN : vendredi 18 mai 2007
 
 
     Les Verts ont plongé en apnée électorale, et la rumeur de leurs dernières querelles ne troublera sans doute pas la nouvelle campagne qui commence car il n'est pas certain qu'ils puissent revenir à la surface. Les Verts coulent pavillon bas alors que, paradoxalement, de l'Ile-de-France au sud de la France en passant par le Nord, Paris, la région Poitou-Charentes ou la Bretagne, ils font la preuve qu'ils sont utiles, que, confrontés aux réalités, ils proposent et réussissent.
     Malgré les angoisses fréquentes des socialistes, qui redoutent toujours que leurs alliés prennent les électeurs à rebrousse-poil, au contraire, ils finissent par les convaincre que l'écologie n'est pas une punition ou une potion amère, mais un autre mode de vie libérateur.
     Il est donc temps de se demander si, au niveau national, les Verts servent encore à quelque chose, s'ils ont vocation à briguer de façon dérisoire la présidence de la République. La question mérite également d'être posée pour les législatives, puisque la proportionnelle n'existe pas dans ce pays ; les combats impossibles ne sont pas forcément utiles. Depuis qu'ils ont réussi à unir leurs trois courants en 1985, les Verts ont coupé plus de têtes que n'importe quel autre parti : toutes celles qui dépassent. Tous ceux qui parlent plus haut ou plus fort, tous ceux qui se distinguent doivent rentrer dans le rang, tous ceux qui ­ horreur suprême ­ réussissent à accrocher la presse par leur charisme ou par leurs idées ­ parfois les deux en même temps, ce qui est vraiment pendable ­ doivent disparaître.
     Dans d'autres partis et sous d'autres régimes, cela s'appelait le retour ou la rééducation à la base. Jeunes ou vieux, beaux ou moches, femmes ou hommes, ils défilent plus vite que les marionnettes de Guignol. Ils s'accrochent un peu puis disparaissent, sachant que leur parti vibrionnant, brouillon et «génétiquement» suicidaire, ne pratique guère l'amnistie. Ce jeu de massacre avait d'ailleurs commencé bien avant que le mouvement s'estampille «Vert». Il est temps que l'étude macroscopique des courants à l'intérieur des Verts cesse d'être une science si mystérieuse qu'elle n'est maîtrisée que par quelques dizaines de personnes. Quand un parti compte à peine 8 000 adhérents, la scissiparité [reproduction asexuée par division simple de l'organisme, ndlr] n'est pas une merveille de la nature, mais une maladie mortelle.
     Donc, c'est clair, et les militants qui n'ont pas encore déserté le navire sont nombreux à le penser : il est temps de réinventer les Verts sur des bases claires, temps de faire revenir au bercail des dizaines de milliers de militants éloignés par les luttes intestines et les congrès cafouilleux.
     Autrement dit, il est temps pour le parti qui se veut la mauvaise conscience de la société de faire de la politique autrement. Et aussi, comme le font si bien les Verts allemands, de remettre l'écologie, la protection de la nature et la lutte contre les pollutions en tête de leurs priorités. Que les Verts investissent donc la fameuse proximité dont les politiques nous rebattent les oreilles, qu'ils concentrent leurs efforts sur les conseils municipaux, les conseils généraux et les conseils régionaux, qui sont et doivent être leurs lieux d'excellence.
     Que dans une France guettée, à tort ou à raison, par une décentralisation grandissante, ils opposent leurs solutions d'une vie différente aux élus locaux ou régionaux trop souvent obnubilés par leurs réélections et surveillés par les entreprises. Aux Verts de se tourner prioritairement et définitivement vers les actions concrètes, comme ils savent si bien le faire. Qu'ils restent un parti, mais qu'ils soient les premiers à inventer une formation politique fédérale d'un nouveau type, aux règles simplifiées et aux choix clairs, représentée au niveau national par un ou une responsable qui ne serait pas jetable chaque année comme un Kleenex.


http://www.liberation.fr/rebonds/254516.FR.php
© Libération
Par jJean-Marc Ben
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Lundi 23 avril 2007
TRIBUNE DES ELUS ECOLOGISTES DE CALAIS, 26/04/2007
     L’urgence écologique n’a que faire, au fond, d’une élection comme la présidentielle. En signant avant le premier tour le Pacte Ecologique de Nicolat Hulot, et en l’édulcorant au passage, les deux finalistes présidentiables ont délibérément évacué le débat, histoire de désamorcer la nécessaire « révolution écologique » à mener tous ensemble si on veut éviter la catastrophe. Au fond, il s’agit pour eux de saupoudrer leurs politiques d’un peu de « développement durable » pour ne pas être en reste. Une adhésion de façade en quelque sorte. Mais ni l’un ni l’autre n’ont pris en compte les urgences liées au changement climatique. Ni l’un ni l’autre ne se sont engagés contre les projets catastrophiques pour l’environnement en matière d’énergie, de transports, d’agriculture, de déchets et de santé publique. Ni l’un ni l’autre n’ont encore clairement dit comment ils allaient restaurer l’espoir des millions de personnes qui vivent dans la précarité ou la pauvreté, et qui vivront encore plus durement ces inégalités avec la crise écologique. Ca aussi c’est de l’écologie, ça aussi c’est du développement durable ! Ni l’un ni l’autre n’ont clairement expliqué leur conception de la république. Les grandes idées, c’est bien mais ce qu’il faut désormais c’est aérer vraiment la vie démocratique de ce pays en engageant la transition vers une Sixième République qui redonne au Parlement et à nos concitoyens la capacité à intervenir dans les choix dont dépend leur avenir. Que va-t-il rester du Pacte Ecologique et du projet des écologistes lors de ce 2ème tour ?
     On ne fera pas d’écologie sans les écologistes. C’est quand les écologistes sont présents dans les villes et les régions que les idées et les pratiques changent. A Calais comme ailleurs. Mais la galaxie écolo ne pourra pas non plus se dispenser d’une remise en cause. Nous ne pourrons pas éternellement nous réfugier derrière le « vote utile », certes réel, pour expliquer notre manque d’efficacité. Même si le mot semble excessif à certains, c’est bien d’une refondation de l’écologie politique dont il s’agira.
     Comme vient de le déclarer Dominique Voynet, « la France a besoin d’un grand parti de l’écologie politique, populaire, uni, pour que les alertes que nous lançons inlassablement et le bon travail que nous faisons sur le terrain, débouchent enfin sur une capacité à peser sur les grands choix de notre pays, en Europe et dans le monde. »
     Nous en serons !
 
 
 
Jean-Marc BEN
Groupe des élus écologistes
Par Jean-Marc Ben
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Samedi 24 mars 2007
Tribune des élus écologistes de Calais, 01/04/2007

     En tant qu'écologistes, nous nous réjouissons de l'avis positif des calaisiens sur les transports publics (95%) et pour l'amélioration de l'environnement (89%). L'idée de développement durable entre un peu plus au fil des années dans les esprits et dans l'action municipale. Des projets d'abord initiés par les élus écologistes sont aujourd'hui plébiscités, comme la construction du centre de traitement des déchets (95%), l'aménagement des berges de canaux (83%), ou le projet de zone naturelle du Colombier Virval (73%).
 
     Mais le sondage nous alerte aussi sur nos manques :
 
  • 57% d'avis positifs pour les pistes cyclables, ça n'est pas beaucoup ! Cela nécessite une reconsidération de notre politique vélo qui manque singulièrement d'ambition, précisément à un moment où on parle de plus en plus d'urgence écologique et de déplacements doux. Notre volonté d'augmenter la place du vélo en ville se heurte à de sérieux blocages. Il reste plus facile de créer ici ou là des parkings qui n'ont pas toujours grande utilité mais qui coûtent très cher ! Faire plus et mieux dans ce domaine semble donc être pour nous une priorité. Pour les prochains mandats, il conviendrait d'envisager la création d'un tramway à l'échelle intercommunale, une fois atteinte la taille suffisante pour un tel projet.
  • Sur la question des migrants, le constat est lucide (les calaisiens ne sont plus que 24% à penser qu'il existe une action en faveur des réfugiés). La situation s’inverse heureusement grâce notamment au travail des élus écologistes qui ont relayé au sein de l'institution municipale les demandes légitimes des associations. La municipalité s’investit… enfin !
  • Le sondage révèle une exigence forte de concertation. Nous avons laissé trop en suspens l’expérience des conseils de quartiers. Ces conseils de quartiers doivent être de vrais lieux de décision, ils doivent être dotés de budgets propres. Nous devons avoir à Calais une démocratie locale réellement participative, et travailler d’autres pistes, comme le recours au référendum d’initiative populaire sur des sujets importants.
 
     L’apport de la sensibilité écologiste au sein de la majorité municipale est essentiel. Mais il reste beaucoup à faire. L’urgence écologique est là, elle nous montre qu’il ne faut délaisser aucun des aspects déterminants d’une vraie politique de développement durable.
 
     C’est la prise en compte de ces points qui déterminera la participation ou non des écologistes à la poursuite de notre aventure municipale commune.
 
 
Jean-Marc Ben
Groupe des élus écologistes
Par Jean-Marc Ben
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